
Une foule énorme de douze mille Canadiens se sont rassemblés jeudi le 14 mai 2009 dans la capitale canadienne afin de commémorer le quarantenaire de la décriminalisation de l'infanticide-avortement au Canada et pour demander la reconnaissance de l'enfant à naître. Cette mer de parapluies dépasse le record établit en 2008 qui était d'un peu moins de neuf mille manifestants... c'est donc une augmentation de plus d'un tiers de participants en une année malgré la mauvaise température et le fait que la marche se tenait un jour de semaine.
Une vingtaine de députés fédéraux ont assistés à cet important événement, ainsi que plusieurs haut placés de la hiérarchie écclésiastique, dont l'Archevêque de Québec le Cardinal Marc Ouellet. C'est la douzième année consécutive que la Campaing Life Coalition, en concert avec la Campagne Québec-Vie, organise la Marse nationale pour la vie (dont les jeunes forment le pourcentage prédominant des participants) et milite pour la défense des droits civiques en exigeant le droit juridique à la vie, pour tous les enfants à naître, dès la conception.
Déjà quarante ans depuis le 14 mai 1969 où un projet de loi qui décriminalisait l'avortement a été adopté au Parlement d'Ottawa, et déjà plus de vingt ans depuis la décision de la Cour suprême de rendre l'avortement possible jusqu'à la toute fin d'une grossesse. Depuis lors, plus de 3 millions de Canadiens -- incluant un nombre monstrueux de Québécois -- n'ont pas vu le jour ayant été supprimés comme de vulgaires déchets.
Aujourd'hui, une femme peut légalement tuer son enfant à naître pour n'importe quelle raison, à n'importe quel moment, jusqu'au moment de la naissance. Le fait scientifique (génétique) que la vie humaine commence dès le moment de conception est ignoré par la majorité des politiciens. L'humanité des bébés à naître est reniée injustement.
Cette pratique est cruelle et indigne d'une société qui prétend protéger les droits de la personne. Plutôt que de faire face à la vérité, elle continue à fermer les yeux. Nous sommes sombré collectivement dans une lamentable contradiction éthique : tandis que certains médecins s'acharnent à sauver de tout petits bébés prématurés dans des unités de soins intensifs (ce fut mon cas), d'autres s'emploient à mettre fin à la vie de bébés à naître dont le développement intra-utérin est encore plus avancé !
D'un côté, grâce aux ultrasons en quatre dimensions, certaines mamans en devenir s'émerveillent devant le développement de leurs bébés. Simultanément, d'autres futures mamans se font dire que ces mêmes enfants à naître ne sont pas encore des humains et peuvent donc être éliminés. On hurle que l'avortement est un prétendu « intouchable droit des femmes », mais nous ignorons les voix d'innombrables femmes qui s'élèvent pour dire que l'avortement a ruiné leur vie.
Alors qu'une très large portion de la population canadienne voit d'un mauvais oeuil l'avortement sans limites, celui-ci subsiste à cause du silence du public souffrant d'un manque d'information généralisé sur la gravité de cette abomination -- manque d'information soigneusement entretenu par les médias sécularistes.
Les partisants de l'infanticide-sur-demande ayant perdus depuis longtemps le débat fondé sur la raison (puisque les arguments en sa faveur sont démentis par l'évidence scientifique), ils ont lâchement recours à la censure pour assurer la suprémacie de leur idéologie dont suinte une immoralité répugnante.
Particulièrement préoccupantes sont les récentes tentatives de certains corps professionnels provinciaux de médecins et de chirurgiens visant à imposer à leurs membres le devoir de référer les patientes pour des services d'avortement. Il nous faut s'objecter énergiquement à ces pressions inquiétantes exercées sur des médecins pour les forcer à violer leur conscience.
Résistons aux tentatives de suppression de notre message. Il nous faut être prêts à défendre nos libertés d'opinion et d'expression. Récemment, les clubs pro-vie de plusieurs universités ont dû se battre pour protéger leur statut, attaqué et, souvent, révoqué par les associations étudiantes. Ailleurs, on a tenté de supprimer les publicités d'organisations pro-vie en faveur du respect de la vie humaine. Des conférenciers pro-vie ont aussi été chahutés sur des campus universitaires et forcés d'interrompre leurs présentations.
Aujourd'hui plus que jamais, nous devons rouvrir le débat public sur cette question essentielle au niveau politique, dans les médias ainsi que dans nos communautés. Il faut s'engager, prendre la parole et former ensemble un front visible uni dans le but d'abolir cette triste pratique.
En soutenant des familles saines fondées sur le mariage, les valeurs traditionelles, le sens du devoir et des responsabilités, nous jeterons les bases d'une société mieux préparée à accueillir, à respecter et à apprécier sa progéniture.
En terminant, voici d'autres photos de la marche d'hier :










Sources des photographies : Suzanne de Le ciel est bleu et John de Social Conservatives United.